4 septembre 2014 (2)

Dans le contexte qui est le nôtre, (ce serait vrai probablement vrai également dans un autre contexte !) il est des formes de « collaborations passives ou actives… »

(Voir ce qu’en dit Dürrenmatt…) que je qualifierais de « suspectes »…

À partir du moment où l’on sait…Là où… « Nous » en sommes : la nouvelle économie psychique…le mainstream de la culture ambiante…etc

À partir du moment où l’on voit… Regarde, dissèque ce qui nous environne… et où l’on ne cesse d’aiguiser notre vision du monde, il apparaît que nous avons le choix…
Nous « décidons »…Nous « choisissons »…
Où aller…Dans quelle direction…Quel pari tenter…

Suivons-nous le « courant principal » ?

Allons-nous dans le sens général, le même sens…Ou bien, allons-nous à contresens, à contrecourant…Ne serait-ce qu’en partie ? (sans même parler d’éventuelles « résistances »!)
Voir les connotations de ces mots qui renvoient à la notion de contrepouvoir…

…               …

Nous posons-nous la question de la pertinence de la direction choisie…

Du cap…Quel est le cap ?!
Nous donnons-nous les moyens de penser cette question ?

De douter…D’échanger… Autour de cette question éminemment politique, qui engage intimement chacun, avec sa propre exigence intime de sens ?

Au fond quel est le sens du travail de chacun ?

Dans quelle vision s’inscrit-il ?

Autrement dit, qu’est-ce que l’on défend ?

 

Quant à ce qui se déploie alentour…
Bon an mal an, je dirais que tout va dans le même sens…

Dès lors, Je crains que pour beaucoup d’entre nous, il s’agisse avant tout de… (se) rassurer… D’oublier…(De s’enfouir la tête dans le sable comme l’autruche ! )

C’est un peu ce qui « nous » commande ! Nous parlons de « composer » (!) en fait,

il s’avère qu’il s’agit toujours de « produire »… « d’aller de l’avant »…

C’est à « Sens unique »…
Structurellement, il n’y a pas… Il n’y a pas création-mise en place d’un rythme régulier de rencontres susceptibles de réactiver le désir de penser…Des uns et des autres…

 

(S’il y a quelques rencontres parfois…Cela n’est jamais que ponctuel !

Ça reste à la surface, en fait, il n’en sort jamais rien de concret…(Ou si rarement !)

Et comment cela serait-il possible, en une seule fois, une seule rencontre ?!

Non, quand il y a rencontre-échange-remise en question, ça n’est qu’exceptionnellement ( du coup pourquoi provoque-t-on des rencontres épisodiques, de temps en temps ?

N’est-ce pas pour se dédouaner de n’avoir rien fait ?!

Il n’y a pas…Il n’y a jamais de temps imparti…Pour que nous puissions sérieusement interroger ce que nous faisons…La nature de nos « missions » (dites de « service public ») les moyens (techniques, financiers, logistiques…) que l’on se donne de répondre aux missions que nous choisissons d’assumer, d’honorer…

Il n’y a pas vraiment de temps prévu pour…L’échange de points de vue…

C’est souvent, (sinon toujours!) « à l’arrache » !

(Il n’y a pas rythme d’ échanges authentiques, sans complaisance, sans pression, sans que la notion d’intérêt immédiat sous tende la rencontre…) Bref, il n’y a pas vraiment l’espace et le temps de réfléchir… De douter… Nous arrive-t-il de créer des « sas de décompression » ?
Si oui, où sont-ils donc ?
(Où cela pourrait-il être envisageable et réalisable, si ce n’est dans nos Maisons d’Art et de -Culture ?!)

 

 

2021-04-26T11:42:09+00:00